Rochefort News entete
menu_top
 
espace_publicitaire

La Rave hors rêve dans la forêt rochefortaise -publié le 8 Juillet 2007 à 21h

Samedi et Dimanche 8 Juillet 2007- Quelques 300 teufers, selon les organisateurs et plus d'un millier selon la gendarmerie, se sont retrouvés dans la forêt de Valliguière pour un week-end techno au lieu dit du Petit Belli.

Si la nouvelle fait grand bruit dans la commune et inquiète, principalement en raison des risques d’incendie, il n’y a rien d’exceptionnel pour ces amateurs de musique électronique qui chaque week end se retrouvent pour des free party, entendez hors du cadre clairement établi de la boîte de nuit. Car la Rave est avant tout une affaire de musique, de liberté et d’éclate « rien que du bonheur » déclare Eric qui vient de Belgique et vit dans son camion. Les plaques d'immatriculation témoignent de la provenance des teufers: 30, 84, 13, 83, 06 ,20, 23, 10. Bref de partout et esentiellement du Sud de la France.

" Il y a des avocats, des infirmiers, des salariés, étudiants ou Rmiste. Ils ont de 18 à 30 ou 40 ans et il n’y a pas d’age pour faire la teuf" affirme l'un d'eux. Ils et elles avouent sans complexe consommer des stupéfiants, bière et alcool mais ils refusent l’amalgame « Raveurs égal délinquants ». Malgré un look étrange et parfois inquiétant, cette communauté aux us et coutumes hors normes refuse d’être cataloguée parmi les espèces nuisibles.

« Chaque fois qu’il y a une Rave, on parle de ce qui ne va pas mais jamais des Dj’s qui se succèdent durant la nuit et rassemblent jusqu'à 25000 personnes lors des technival» expose Gérôme qui a passé une partie de la nuit à mixer. « Nous sommes responsables. Nous voulons être libre de choisir notre lieu de fête, nous aimons la nature et avant de repartir nous nettoyons le site. Nous demandons également aux gendarmes de nous fournir des alcool tests.» explique Thierry cheville ouvrière de la soirée. Côté propreté, rien à dire. Au milieu de la clairière trônent des sacs poubelles qui seront "déposés dans des containers à ordures" assure Pierrot de Marseille.

« La free party est notre espace de liberté et de créativité à un âge du monde où elles s'étiolent » peut-on lire sur un site internet de teufers.
« Quand tu arrives à une rave, tu poses tes problèmes dans un sac et tu les oublies. Ils te rattraperont tout seul. Je fais des Raves tous les week-end. Tu vois c’est cool, il y a de la musique et le cadre est super. Pour tenir j’ai pris des trucs. C’est selon ce que tu souhaites : être speed ou cool» expliquent ces jeunes gens de 20 et 26 ans. Pas d’agressivité dans leur propos mais ils affichent leur mode de vie, avouent travailler toute la semaine et noyer leurs soucis dans les décibels, la bière et les substances psychotropes. Ils semblent hors du temps. Dans un espace entre la réalité et leur délire. Ils reviendront sur terre mais pas avant lundi et n’y resteront que jusqu’à vendredi. La Rave est un exutoire. Certains font du sport, eux se retrouve au sein de la communauté techno.

Il ne s’agit pas de faire l’apologie de la drogue, il y en a partout même dans les concerts de chanteurs conventionnels, mais de tenter de comprendre ce phénomène qui dérange parce qu’indépendant. D’appréhender les us et coutumes de cette tribu qui refuse les modèles d’amusement décidés par le monde de la nuit. Une tribu autonome, mouvante, invisible qui se fait et se défait au rythme des décibels. Une tribu sans pouvoir établi, qui échappe à tout contrôle, à toute taxe et toute règle. Sauf peut être celle de la communauté free qui est de pas en avoir. « Je travaille chez un transporteur, toute la semaine. Je charge les camions. Je gagne 1700 euros par mois, je vis dans mon camion et le wee-kend je fais des Rave. C’est un choix. » explique Eric.

Cohabitation et risques multiples : Non loin de la clairière de la rave, une habitation. Pour y accéder un chemin de terre où l’on se croise péniblement. Si les Raveurs déclarent être en dessous de la barre des 500, pour ne pas être inquiétés par les gendarmes et donc déroger à l’amendement Marian, jugé pâr eux liberticide, il est difficile de contrôler le nombre exact de participants au plus fort de la free party. Si les organisateurs affirment choisir les sites isolés via Google earth, les repérer pour s’assurer de leur tranquillité et mettre en place des sound system adaptés pour ne pas nuire au voisinage, généralement situé à plus de 300 mètres, on comprend que la présence massive de personnes souvent dans un état second inquiète. Reste aussi le problème lorsqu'ils occupent un terrain privé fut-il en pleine campagne créant souvent des relations tendues voire des rejets.

Les forces de l’ordre adoptent une politique de prévention

Pour les gendarmes, une Rave comporte toujours des risques de dérapage. « Pas plus qu’ailleurs rétorquent les adeptes des free party». Si les organisateurs affirment agir en connaissance de cause et assumer leurs responsabilités, les forces de l’ordre mettent un bémol car les lieux difficilement accessibles rendraient une intervention, des pompiers ou des médecins, délicate. Néanmoins durant tout le week-end ils ont exercé une présence discrète, maintenu le lien avec les organisateurs, apaisé les tentions et en ce début d’après-midi ils contrôlaient le taux d’alcoolémie des derniers teufers qui reprenaient la route, obligeant ceux contrôlés positif à attendre le retour à la normale.

___________________________Reportage de Christian Conil et de Robert LU - Photos de Robert LU ______________________________

 

 

 

Visiteurs uniques
différents

En ligne actuellement: : 5

Aujourd'hui déjà connectés : 250


login
pass



 

Informations Légales

Webmaster LU Robert
Webdesigner LU Chen-Do

Site optimisé pour un affichage en 1024x768
sur IE6+ et Firefox